👀 En quoi c'est raciste ?


En quoi c'est raciste ?

Aujourd'hui, petit devoir sur table, allez hop !


Le saviez-vous Reader ?

4 salariés sur 10 envisagent de quitter leur emploi pour un autre qui aurait plus de sens.

Chaque personne a une définition différente de "sens au travail", mais je ne lance pas le débat aujourd'hui.

Je veux surtout vous parler de la semaine de la Qualité de Vie et les Conditions de Travail (QVCT).

La QVCT, c’est une démarche collective pour permettre à tout le monde de travailler ensemble dans de bonnes conditions.

Elle inclut notamment :

  • l’égalité au travail
  • la gestion des compétences et des parcours professionnels
  • la santé au travail et la prévention
  • une organisation du travail favorable à la santé des personnes et à la performance des équipes
  • l’amélioration continue
  • la coopération et le travail transverse (entre différents services ou métiers)

Cela tombe bien, ce sont tout à fait mes champs d'intervention.

(Vous aussi, vous m'avez trouvée subtile ?)

La semaine de la QVCT c’est du 15 au 19 juin 2026.

C’est le moment de booker votre programme :

  • Webinaire de sensibilisation aux microagressions
  • Atelier de sensibilisation aux violences et harcèlements sexistes et sexuelles
  • “On fait ça nous ?” jeu pour questionner “ce qui est normal ou non” au sein d’une équipe -> c'est nouveau d'ailleurs, j'en parle bientôt

Pour trouver l’intervention la plus adaptée à votre structure, choisissez un créneau dans mon agenda, ou répondez à ce message pour qu’on en discute de vive voix !

Au sommaire de cette Blendletter :

  • L'exercice : en quoi c'est raciste ?
  • L'outil : la toile des privilège
  • La ressource : 5 jours sur les microagressions (le retour)
  • La revue des médias et réseaux sociaux

L'exercice : en quoi c'est raciste ?

Au travail, le mot “racisme” crée de l’inconfort.

Comme si ce n’était pas le lieu pour en parler.

Comme si c’était un problème lointain qu’on ne veut pas importer.

Alors d’accord, ne parlons pas de racisme au travail.

Je vous propose de regarder ailleurs, dans les recettes de cuisine, dans les conseils marketing, ou dans les coloriages d’enfants.

Je garde parfois les textes et les représentations caricaturales et racistes que je croise en dehors de la vie professionnelle.

Je choisis ceux qui relèvent du racisme banalisé. C’est ceux-là qui m’intéressent, parce qu’ils passent sous le radar du racisme “évident”

Puis je les analyse.

C’est une activité enrichissante, d’un point de vue intellectuel et professionnel, mais c’est aussi nuisible pour ma santé mentale.

Donc je le fais à petite dose.


Et comme c'est bien plus sympa quand c'est partagé (comme l'apéro), je vous propose de le faire avec moi, ou alors de le faire dans votre coin, mais soyez sympa, faites passer le sel.

Choisissez l'image ou le texte à commenter :

  • l'activité de coloriage rapportée par ma fille de l’école (je suppose à l’occasion du nouvel an lunaire)
  • la recette de curry indien


Je vous invite à répondre aux questions suivantes :

  • Que ressentez-vous ?
  • En quoi c’est raciste ? C’est quoi le problème ?

Soyez spécifique, relevez les mots qui vous interpelles, décrivez ce que vous percevez.

Oui, il faut de la place pour l'indignation et les émotions, mais c'est parfois insuffisant pour convaincre les collègues qui se pensent et se veulent de bonne intention.

Je partage bientôt mes analyses de texte, mais avant, j’aimerais avoir votre avis.

C’est important car cela peut m’aider à trouver les bons mots pour expliquer.

Même si vous n’êtes pas sûr·e, même si vous craignez de vous tromper, c’est justement un excellent exercice pour lutter contre le racisme du quotidien.

L'outil : la toile des privilèges

Depuis quelques jours, je vois mes collègues partager sur Linkedin la roue de privilèges qu’elles et ils utilisent en formation, ce qui m’a rappelé que je ne vous ai jamais partagé la mienne !

La roue des pouvoirs et des privilèges est un outil visuel créé par par l'enseignante et illustratrice canadienne Sylvia Duckworth, sur base des travaux du Conseil canadien pour les réfugiés (CCR). Il existe désormais beaucoup de versions différentes, et c’est un outil que j’utilisais en animation pour faire travailler sur les notions d’intersectionnalité, d’identités et des privilèges.

Mais je ressentais une gêne sur plusieurs aspects :

  • toutes les parties de la roue n’étaient pas adaptées au contexte en France
  • je n’arrivais pas à filer correctement la métaphore de la roue, qui ne me parlait pas complètement,

Résultat, je me sentais maladroite et j’avais la sensation de maltraiter ce support.

J’ai donc décidé de créer mon propre outil d’animation, à partir des différentes roues que j’ai pu trouver sur internet. J’ai collaboré avec Philomène Longchamp, illustratrice et directrice artistique de Philographiste, pour créer la Toile des privilèges.


La roue d’origine avait 13 privilèges, d’autres vont jusqu’à 18.

J’en ai retenu 14, pour des questions de lisibilité (merci Philomène !). Mais cet outil n’a pas besoin d’être complet pour être efficace, il a juste pour objectif une prise de conscience et une prise de parole encadrée.

J’ai choisi les mots avec précaution, même si avec le recul, j’ai envie de travailler sur une V2, pour l'amélioration continue.

L’image de la toile me paraissait plus facile à utiliser.

J’invite les personnes à modéliser la toile de leurs privilèges.

Plus la toile est grande, plus elle amortit les chutes dans la vie.

Comme je me suis inspirée de travaux publiés et partagés gratuitement, à mon tour, je mets cet outil dans les méandres des internets, en espérant que cela puisse inspirer d’autres personnes.

Si vous souhaitez utiliser cette toile des privilèges, je la partage avec plaisir, voici quelques indications pour l’utiliser à bon escient :

  • ne vous lancez pas dans une animation sans expérience ou sans ressources
  • ne demandez pas aux personnes de débriefer sur leurs privilèges
  • ne demandez pas aux personnes de se flageller d'avoir des privilèges

En revanche, vous pouvez la partager autour de vous, et laisser les gens faire l'exercice dans leur coin, et organiser une discussion pour échanger sur

  • ce que vous avez ressenti en faisant l'exercice
  • les privilèges que vous n'avez pas compris
  • les privilèges qui pourraient manquer

Bon j’en plein d'autres indications mais contactez-moi, ce sera plus simple.

La ressource : parcours 5 jours (le retour)

Le parcours revient le lundi 23 mars !

Oui en l'écrivant, la date devient un véritable engagement envers vous.

5 jours pour comprendre les microagressions, c’est un parcours de sensibilisation gratuit.

Il s’adresse à tout collectif de travail, donc invitez vos collègues à s’inscrire en même temps que vous.

Au fil des capsules audio, vous découvrez

  • l’enjeu des microagressions
  • comment les définir
  • les effets sur les personnes ciblées
  • les racines des microagressions
  • quelques actions concrètes pour les prévenir ou les contrer

Cela vous prend 15 minutes par jour, c’est le temps d’une pause avec ses collègues !

J’ai lancé ce parcours mi-janvier, pendant une semaine, et vos retours ont été très encourageants. Quelques arbitrages techniques encore, et le parcours sera en ligne, toujours gratuitement.

Si vous êtes sur liste d’attente, vous recevrez un email de ma part pour vous annoncer la mise en ligne. Si vous ne l’êtes pas, je l’annoncerai sur Linkedin et Instagram, c’est donc le moment de me suivre sur ces réseaux !

La revue des médias sociaux

Je me promène sur les internets et voici ce que j'en garde, en lien avec l'inclusivité.

La violence érotisée dans l’art

https://www.instagram.com/reel/DUqlu8djQ_6/

L’écriture qui libère. Le nushu (prononcer “nu-chou”) est une écriture phonétique inventée par des femmes chinoises il y a 4 siècles pour échapper à l'illettrisme imposé aux femmes. Une écriture “de sorcière”, qui a échappé à la tentative d’éradication sous la dictature de Mao Tse Toung.

video previewvideo preview

Quoi c'est fini ? Et oui, merci d'avoir tout lu !

On se retrouve le 7 avril, et d'ici là, restons en contact pour votre semaine de la QVCT !

Juliette Phuong



On vous a transféré cette newsletter ?
Abonnez-vous pour être sûr·e de recevoir les suivantes !

La Blendletter c'est votre newsletter sur l'inclusivité au travail, à partager sans modération avec ses collègues et ses équipes. Elle est envoyée le 2e mardi de chaque mois, et si je n'ai rien à vous dire, alors je ne l'envoie pas !

Vu merci fait partie de Coopaname, coopérative d'activité et d'emploi
3 rue Albert Marquet, Paris, IDF 75020
Unsubscribe · Preferences

Hey ! C'est Juliette

Je forme les entreprises à changer pour devenir plus inclusives, plus conscientes des diversités actuelles et futures. Dans ma newsletter je donne des billes pour agir concrètement pour l'inclusion.

Read more from Hey ! C'est Juliette
Couverture blendletter #50 : c'est quoi vos plans ?

Vos plans 2026 Pour transformer vos pratiques pros et parler d'inclusion sans faire lever les yeux au ciel Bonjour Reader ! Si jamais vous l'aviez remarqué, la newsletter de janvier n'a pas été envoyée. Elle est représentative de ma ligne édito : si je n'ai rien à dire, alors je ne dis rien. Même si ce n'était pas par manque de sujets, puisque janvier a été marqué par le lancement de mon parcours en 5 jours pour comprendre les microagressions. Les retours ont été très positifs et dans cette...

Couverture blendletter 49

Oups j’ai fait une microagression Kit de rafistolage en cas de microagressions (de votre part) Bonjour Reader ! Aujourd’hui, je vous parle de stickers, de rafistolage et de tricot. Toujours en lien avec l’inclusivité et le monde du travail. Avec la fin d'année, je vois souvent apparaître les kits de survie pour les fêtes. L'objectif est d'aider les personnes à surmonter les interactions non choisies, parfois ouvertement hostiles, souvent involontairement oppressives. J'ai eu envie d'adresser...

Cacahuètes et antiracisme Cliquer pour écouter l'intro C'est novembre, c'est nouveau on teste l'audio ! Chaque partie de cette blendletter peut s’écouter, grâce au bouton que vous trouverez sous chaque titre. Au moment où je m’enregistre, je suis en déplacement pour une animation à Toulon, je n’ai pas mon matériel habituel mais mieux vaut fait que pas fait du tout. Comme vous l’entendrez, je vais bafouiller, me reprendre, et bon bah c’est pas si grave. Je ne vais pas essayer d’enregistrer un...